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Dimanche 2 mars 2008

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A moins de vivre sans radio, sans télévision, sans internet et de passer vos journées cloîtrées dans un chalet de montagne à jouer au Scrabble avec mamie, vous n’avez pas pu y échapper. Elle est dans nos rues, dans tous les médias et surtout dans la tête de nos chères petites têtes blondes. La tecktonik (techtonique ? tecktonique ? techtonick ?) est là et personne n’est à l’abri…

 

La plupart des gens pensent que la Tecktonik (TCK pour faire court) est une musique de d’jeuns de plus sur laquelle des d’jeuns qui feraient mieux d’aller réviser leur histoire-géo bougent n’importe comment en combinaison fluo… et bien non (si c’était si simple, je me serais pas cassé la binette à écrire une page sur le sujet).

 

La TCK est une marque déposée par la boîte de nuit parisienne Le Métropolis qui a, il y a sept ans, donné ce nom aux soirées thématiques qu’elle organise et à ses produits dérivés (vêtements, accessoires, boisson énergétique, Cds, etc…). L’utilisation de ce nom a ensuite dérivée et a fini par désigner la danse pratiquée au cours de ces soirées (ce qui est juste) et la musique électronique qui l’accompagne (ce qui est faux).

 

La musique en question se nomme Hardtech. Il s’agit d’une musique électronique similaire à la Hardtrance ou à l’Eurodance mais en plus trash sur laquelle on danse le Jumpstyle ou la Transe lors des soirées hardstyle ou warm up électro très prisées des clubbers (rassurez-vous, je n’ai moi-même rien compris à ce que j’ai écris).

 

Appréciée des teenagers…heu, pardon ! des adolescents, cette danse s’est très largement démocratisée jusqu’à devenir un mouvement présent dans les rues et les cours d’école. Il n’est désormais plus rare de croiser des écoliers qui, en plein milieu d’une rue, se mettent soudainement à se passer les bras au-dessus de la tête en balançant les jambes de gauche à droite. Certains font également des battle (bataille) de TCK, sorte de duel rythmique à l’issu duquel les spectateurs désignent le meilleur gigoteur.

 

Bien que reposant essentiellement sur la musique et cette magnifique chorégraphie qui nous donne une idée de ce que ferait Pinocchio fasse à un essaim de termites, la TCK a aussi ses propres codes vestimentaires. Les premiers " adeptes " avaient des gants blancs et une tétine dans la bouche (je vous jure que ce n’est pas une blague). Aujourd’hui, le look TCK est un mélange de grunge pour le côté négligé, de slim pour la taille des vêtements (XXXS, il est quasiment impossible de s’asseoir en pliant les genoux) et de punk pour la coupe de cheveux. En bref, on fait du neuf avec du vieux.

 

Malgré ce que peuvent en dire ses détracteurs, les membres du mouvement TCK ne véhiculent aucune idéologie d’aucune sorte. L’aigle héraldique dont ils ont fait leur emblème n’est en aucune façon un hommage à l’idéologie nazi mais un simple dessin qu’ils ont trouvé joli sans se demander s’il avait une symbolique particulière (comme quoi ils auraient vraiment dû réviser leur histoire-géo).

 

Leur seule préoccupation, outre celle de s’amuser, est la recherche et l’expression de leur individualisme. Ironie commune à bon nombre de mouvements du même acabit puisque, au sommet de leur popularité, les membres de ce mouvement (devenue une mode) ont tous tendance à faire la même chose en même temps.

par Jérôme publié dans : KESAKO ?
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Samedi 5 janvier 2008

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Parce que j’aime comprendre les commentaires qu’on me laisse et parce que je ne connais rien à la numérologie, j’ai décidé de me documenter (un peu parce qu’on est vendredi soir et qu’il est déjà minuit) sur ce sujet, moins connu que l’astrologie ou le marc de café, mais porteur de bonnes vannes vaseuses (sujet que je maîtrise nettement mieux).
 

Pseudo-science (ceci n’est pas un terme péjoratif, promis – juré – craché) qui tire ses origines de la Kabbale, elle se fonde sur l’attribution de propriété à des nombres à travers leurs symbolismes et permet de comprendre l’homme dans son environnement. Elle peut également être utilisée dans un but prévisionnel, plus en lien avec l’astrologie.

Voilà pour la théorie (content de m’en être débarrassé). En pratique, la numérologie consiste, dans un premier temps à réduire un nombre (une date par exemple) ou un mot (un nom) à une expression numérique à un chiffre puis, dans un deuxième temps, à l’interpréter.

Réduire un nombre ou un mot est à la portée de n’importe quel couillon qui a deux doigts et une calculette avec des piles neuves.

La réduction d’un nombre se réalise en additionnant bêtement chaque chiffre du nombre et du résultat de ces sommes jusqu’à l’obtention d’une valeur comprise entre 1 et 9. L’année 2008 (comme nous l’a fait remarqué une lectrice assez gentille pour laisser un commentaire) donne :

2008 = 2 + 0 + 0 + 8 = 10 = 1 + 0 = 1 

La réduction d’un mot suit le même principe en affectant à chaque lettre un chiffre en fonction de son ordre précis vis-à-vis des autres. Dit comme ça, ça à l’air super compliqué mais c’est uniquement parce que les choses les plus simples sont les plus difficiles à expliquer. Traduction : A = 1, B = 2, C = 3, …, J = 10 = 1 + 0 = 1, etc. 

Donc, si nous prenons comme exemple un prénom choisit totalement par hasard mais qui, j’en suis sûr, vous subjuguera par la beauté de ses origines helléniques, cela donne ceci :Jerome = 1 + 5 + 9 + 6 + 4 + 5 = 30 = 3 + 0 = 3

Et là, vous allez me dire " c’est bien joli tout ça, mais maintenant j’en fais quoi de mon chiffre ? ". C’est là que ça devient rigolo car figurez vous que tous les grands numérologues ne sont pas d’accord entre eux sur les termes à attribuer à ces chiffres. Ce qui, vous en conviendrez, nous rend la chose va-che-ment plus facile.
Pour effectuer la numérologie d’une personne, il convient de déterminer plusieurs types de nombre qui se différencient par leur signification et leur mode de calcul. En voici quelques-uns en vrac :
 

Le nombre d’expression est obtenu en réduisant l’ensemble des lettres des noms et prénoms d’une personne et détermine les principaux traits de son caractère.  

Le nombre de réalisation  est obtenu en réduisant l´ensemble des consonnes des nom et prénoms d´une personne et détermine comment elle se réalisera concrètement. 

Le nombre du foetus est égal à la valeur du chemin de vie (un autre nombre à calculer) réduit moins un, divisé par la racine carré de douze auquel on ajoute l’âge du capitaine. Il symbolise la vie fœtale, ou plus exactement l’impact qu’a eu la consommation de substances illicites par la mère du sujet pendant sa grossesse. A ce titre, c’est un élément très important.

Le nombre intime est obtenu en additionnant le nombre de fois où vous baissez les yeux sur votre anatomie quand vous prenez une douche et détermine votre envie de voir une autre personne toute nue.

Chaque nombre est ensuite interpréter en fonction de la valeur résultant de son calcul. Chaque valeur ayant, bien entendu, une signification différente. 

De 1 à 9, les nombres symbolisent donc (1) l’être et son égo, (2) l’association et l’union, (3) la création et la communication, (4) la construction et la stabilité, (5) le changement et la découverte, (6) le sens des responsabilité, (7) la réflexion et la prise de conscience, (8) la concrétisation, (9) la transcendance par la connaissance et l’amour universel.

Voilà donc tout ce que j’ai trouvé à dire sur la numérologie sans être trop prolixe pour ne pas vous gaver. Je rajouterais tout de même que, à l’instar d’autres sujets traités ici, cette bafouille est particulièrement réductrice compte tenu de l’évidente complexité du sujet.

Pour ceux qui espérait être en mesure de réaliser leur propre thème après la lecture de cet article, je dirais une dernière chose : " Démerdez-vous avec ça ! ".

par Jérôme publié dans : KESAKO ?
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Lundi 31 décembre 2007
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Bon, ça c’est fait ! elles sont en ligne ! maintenant j’aimerais oublier très vite ce jeu débile lancé dans un moment de détresse absolue.

J’aimerais toutefois porter à votre attention certains éléments importants que vous ne devriez pas négliger quand, devant votre écran, vous vous livrerez à vos petites moqueries mesquines :

1 – Je sortais de table,

2 – Je fais de l’œdème,

3 – Je porte un t-shirt de taille S,

4 – Si j’avais su que je mettrais ces photos en ligne un jour, je me serais mis une paire de chaussette roulée en boule au fond du slip,

5 – Si je vois une seule de ces photos circuler au boulot, je saute de la fenêtre de mon bureau et vous aurez ma mort sur la conscience.


Ceci étant dit…je m’écrase de honte et rampe lentement sous la moquette en me tortillant.

par Jérôme publié dans : Jeux
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Dimanche 30 décembre 2007
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A entendre ce nom, on pourrait croire qu’il s’agit d’une nouvelle méthode de massage de la voûte plantaire (Ipod  podologue  pied  blague vaseuse), mais non ! ! Il s’agit tout simplement d’un petit appareil qui peut se vanter d’avoir assassiné et enterré le bon vieux Walkman.

Aaah ! le Walkman ! ! vous vous souvenez du Walkman ?* Gros comme une cabine téléphonique, 3 kilos ½ au bas mot, nous l’arborions fièrement à la ceinture et marchions sur la cadence rythmée des hymnes de notre jeunesse : Culture Club, Georges Michael, Elton Jo….heu….je veux dire AC/DC, Bruce Springsteen** et les Guns&Roses.

Des écouteurs en mousse polyuréthanne de la taille d’une assiette à dessert sur les oreilles, la mise en pli scindée en deux par le serre-tête du casque, nous changions la  cassette de face toutes les 30 minutes pour continuer de planer…un peu plus loin…un peu plus haut (mais non j’ai rien fumé, j’écoute du Pink Floyd en écrivant).

Aaah oui ! on devait vraiment avoir l’air con ! ! !

Aujourd’hui, si vous prenez à partie un gamin d’une douzaine d’année en lui parlant de Walkman, vous verrez s’allumer dans son regard la flamme de la curiosité si commune chez ces braves adolescents, si avides de connaissances, de culture et de contact avec leurs chers aînés (si vous n’avez pas saisie la moindre ironie dans ce paragraphe, allez vous coucher vous êtes trop fatigué pour continuer).

Non, il ne comprendra pas de quoi vous parlez. Il sera nécessaire de faire preuve d’un brin d’obstination, de beaucoup de pédagogie et d’un talent de mime  développé pour lui expliquer à quoi vous faîtes allusion. Quand il aura compris, je vous pari un voyage à Disneyland qu’il s’écriera :
« Ah oui ! un IPOD ! ! ».

Et là, pour peu que vous ne soyez plus à la page des nouvelles technologies, c’est vous qui prendrez l’air bête : « Un AÏEPAUDE ? ? Késako millediou ? ? » direz-vous (si vous êtes du sud-est ).

Un Ipod*** est un appareil de 4 cm de hauteur pour 4 mm d’épaisseur et un poids total d’environ 30 g sur lequel vous pouvez trouver un nombre de bouton limité à cinq et un anneau tactile qui, d’une simple pression du doigt, vous permet de  vous dirigez dans le menu d’actions affiché sur un écran grand comme deux timbres poste.

Véritable petit ordinateur vous permettant non seulement de gérer, de classer et d’écouter votre musique, vous pouvez également y visionner des photos et les clips vidéos de vos artistes préférés.

« Mais quand retourne-on la cassette ? » me demanderez-vous (vous devriez vraiment allez dormir cinq minutes, ça vous ferait du bien). Ce petit appareil dispose en réalité d’une mémoire informatique pouvant aller jusqu’à 8 Gigabytes (non, il ne s’agit pas d’un homme gâté par la nature au-delà du raisonnable****) c’est à dire contenant jusqu’à 2000 chansons, soit environ 6 jours de musique non-stop.

Et là je repense tendrement à mes jeunes années où je partais en footing sur les chemins de traverse de ma cambrousse, le Walkman sur les oreilles en me disant "« Je cours jusqu’à la fin de cette face et je ferais le retour sur l’autre face ».

Vous avez une idée de l’endroit où je serais si j’avais suivi ce raisonnement avec un Ipod sur les oreilles ? Forest Gump n’aurait qu’à bien se tenir ! ! !

Pour rentrer cette centaine d’heures dans un appareil deux fois moins volumineux qu’une cassette audio, il est nécessaire de disposer du logiciel Itunes, disponible gratuitement sur le net. Ce logiciel vous permet, non seulement de transformer vos Cds préférés sous un format compatible à votre nouveau baladeur Itech, mais également d’acheter de nouveaux morceaux grâce à la boutique de vente en ligne de la société Apple (fabricant du-dit Ipod).

Bref, fini le temps où l’on traînait chez les disquaires à s’enfermer dans un placard à balai pour pouvoir écouter les dernières nouveautés sur un mange-disque pourri et à débattre avec les copains pour savoir qui de Michael Jackson ou Diana Ross avait les plus beau cheveux.

Il n’y a plus de doute possible mes chers amis. Le Walkman est mort et enterré… et nous, on a pris un sacré coup de vieux.



* Si vous étiez assis à côté de moi, je vous filerais des petits coups de coude répétés dans les côtes en prenant un air songeur qui signifierait « Ah c’était le bon temps ! ! »

** Si vous arrivez à le dire 10 fois très vite sans vous tromper, vous gagnez un diplôme d’orthophoniste.

*** Note à l’intention des connaisseurs : je parle de l’IPOD Nano.

**** Elle était facile celle-là, mais si je ne l’avais pas faite vous auriez été déçu.
par Jérôme publié dans : KESAKO ?
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Vendredi 21 décembre 2007

Je suis désolé pour mes fans qui souhaitaient, si fort, me voir en slip rouge et collant bleu, mais mon ordinateur souffre d'une indigestion d'ORANGE et ma connexion Internet est H.S.

Je sais de quoi ça peut avoir l'air mais c'est malheureusement la vérité. Malheureusement car  des congés sans le net c'est comme un jambon-beurre sans jambon.

Je suis actuellement sur l'ordi de ma chère maman pour pouvoir publier ce message et essayer de vous convaincre que "NON, je ne suis pas un dégonflé!".  

"ON" m'a promis que le technicien interviendrais dès le début de la semaine prochaine, semaine de Noël!! Conclusion: je n'ai aucune idée du jour ou je pourrais me reconnecter.

Enfin, passer de bonne fêtes quand même, de toute façon je ne pense pas que vous auriez put digérer la bûche après avoir vu ces photos compromettantes.

par Jérôme publié dans : Un petit mot en passant
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Dimanche 16 décembre 2007
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Ma choupette et son idole, vous l'avez tous reconnu, c'est le père Fouras de Fort Boyard.

Sacré Papa Noël ! Quel déconneur celui-là ! Et que de choses on peut lire dans son regard expressif.

De la joie? de la malice? une forme de générosité infinie et bon-enfant? ou plutôt qu'il a hâte de faire une pause pour s'enfiler une lampé du liquide contenu dans la flasque qu'il cache sous sa fausse barbe?

Nous ne le serons probablement jamais! C'est le mystère et la magie de Noël !
par Jérôme publié dans : Dérapages et traces de pneu
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Vendredi 14 décembre 2007
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Il m’a semblé, mais je parle sous votre contrôle, que ma production de bafouille sur ce blog a légèrement chutée depuis quelques temps. De deux articles par semaine au plus fort de ma période d’inspiration (à l’instar de Picasso, j’ai moi aussi des périodes. Il a eu sa période bleue, j’ai eu ma période jaune devant, marron derrière cf. urinothérapie et toilette à litière biomaîtrisée) je suis passé à un article tous les deux mois.

 

Oui, c’est là toute la cruauté des muses ! Elles soufflent parfois en continu leurs souffles chauds, bienfaisants et réconfortants sur nos nuques et, parfois, elles se cassent au troquet du coin pour aller se faire un petit flipper.

 

Rongé par la honte, l’opprobre, l’embarras, le déshonneur et la gêne (autant de mots qui veulent tous dire la même chose mais qui me permettent d’afficher sans pudeur ma richesse vocabularitesque), je me suis dit qu’il fallait y remédier.

 

Je profite donc d’une petite insomnie chronique et d’un conseil qui m’a été donné récemment : " Jérôme, faut pas passer deux heures dans ton lit à regarder le plafond ! Faut faire autre chose ! " pour vous faire un petit coucou :

 

Coucou !

 

Bon, ça c’est fait ! J’en profite également pour remercier mon petit bout de 33 mois qui m’a généreusement offert l’occasion de tester ce conseil plein de sagesse.

 

Il était donc 2h30 du mat, j’étais réveillé depuis une bonne heure et demie quand je me suis décidé à sortir du confort de mon lit, de la chaleur ouatée de ma couette et des pieds froids de ma femme pour venir m’installer devant l’ordi.

 

Je vais donc vous dresser le tableau vivant et peu ragoûtant de ce qui se passe à l’envers du décor. Non pas que ce soit bon pour mon image mais parce que j’ai rien d’autre à faire (et vous non plus visiblement… et toc !)

 

En T-shirt, slip et pantoufles (non ne vomissez pas ! Vous avez fait le plus dur) je trône sur une chaise de bureau à moitié déglinguée qui ne supporte plus mon poids et descend de 40cm toutes les 20 secondes ; l’Ipod sur les oreilles grâce auquel Léonard Cohen me promet " a thousand kisses deep " (" un millier de baisers profonds"…hem…désolé Léo mais faut pas trop y compter), la fenêtre ouverte avec une température extérieure de –12°C parce que je n’ai pas résisté à l’envie de m’en griller une… je me les gèle ! !

 

Ravi, tout d’abord, de vous avoir dévoilé l’envers du décor, je constate que la fréquentation de mon blog vient de chuter brutalement de 70% et je me demande pourquoi (il s'avère que les 30% restant sont représentés par ma femme et ma mère qui m'ont toutes deux déjà vu en slip et qui ont courageusement surmonté cette épreuve)

 

Apparemment les détails croustillants de ma vie privé ne vous intéresse pas, je m'en voudrais d'insister.

 

Il est maintenant 3h30 du mat, mon réveil va faire vibrer les murs de ma chambre dans trois heures…et j’ai toujours pas sommeil. 

Je souhaite tout de même de beaux rêves à ceux plus chanceux que moi, bonne fin de nuit!!

 

 

Marianne ! il est maintenant 4h00 et ton truc ne marche pas. Qu’est ce que je fais? je te passe un coup de fil pour passer le temps ?

par Jérôme publié dans : Un petit mot en passant
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Dimanche 14 octobre 2007
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Je crois au pouvoir de l'imagination pour refaire le monde, pour transcender l'ennui et mériter la confiance des fous,

Je crois aux maux de tête, à la peur du calendrier, à la trahison des horloges.

Je crois à la cruauté de l'arithmétique et au danger de la logique.

Je crois à la lacheté des hommes.

Je crois à la naïveté des femmes.

Je crois aux bienfaits du compromis sur la vérité.

Je crois à l’enfance.

Je crois aux cartes routières, aux diagrammes, aux jeux d’adresse.

Je crois à toutes les excuses.

Je crois à toutes les raisons.

Je crois à tous les conflits.

Je crois à toutes les mythologies, aux souvenirs, aux mensonges.

Je crois à la douceur d’une main tendue, à la gentillesse des autres

Je crois aux prochaines cinq minutes.

par Jérôme publié dans : Dérapages et traces de pneu
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Dimanche 26 août 2007


Chose promise, chose due, voici venue le grand jour que vous attendez tous…je veux dire toutes les trois collègues de bureau qui ont bien voulu répondre à mon petit jeu dont, visiblement, tout le monde se fout.

Et c’est bien normale quand on pense à tous ces problèmes si importants qu’ils restent à régler dans le monde : la guerre, la famine, l’exploitation, etc… et je suis intimement persuadé que, si le reste des personnes de cette planète n’a pas joué à mon jeu, c’est parce qu’elles étaient trop occupées à essayer de régler ces grands problèmes et c’est tout à leur honneur.

Pour ceux qui se contrefoutent de la guerre et de la famine, voici les résultat du jeu sur l’art poétique. Lesquels de ces magnifiques textes cités dans le blog précédent étaient de moi et lesquels ne l’étaient pas ?

Notons que, parmi les 3 joueuses courageuses qui ont osée poster un commentaire, la première a, sans honte, piochée dans Google pour connaître l’origine de chacun des textes, la deuxième a jouée le jeu en essayant de deviner, par elle-même, qui en était l’auteur… et s’est plantée, et la troisième a déclarée forfait en prétextant le défaut d’irrigation de synapses qui, à mon avis, étaient à sec depuis très tôt le matin.

Les résultats :

L’acrostiche est un texte original d’Alfred de Musset et dont le message caché (Quand voulez-vous que je couche avec vous) était adressé à son amante Georges Sand qui lui fit la réponse suivante :
Cette insigne faveur que votre cœur réclame,
Nuit peut-être à l’honneur mais répond à ma flamme.
 
Le poème fluctuel était bien de moi et a apparemment fait l’unanimité… la preuve que j’ai un style qui se remarque.

Le Fu était également de moi. Fallait que ce soit riche en vocabulaire alors…

Le Haïku n’était pas de moi mais d’un certain Matsuo Basho. Je profite de l’occasion pour remercier Sylvie car même moi j’ignorais le nom de l’auteur. J’avais prévu de vous dire que c’était un poète anonyme.

Le Pantoum était de moi également et s’il vous a fait rigoler, ne le dites pas, j’essayais d’être super poétique pour vous piéger.

Donc personne ne remporte l’intégrale de Clayderman puisque personne n’a trouvé en devinant… dommage je croyais que j’allais enfin en être débarrassé. En cadeau je vous laisse l’illustration ci-dessus que vous apprécierez, j’espère, à sa juste valeur.
par Jérôme publié dans : Jeux
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Mercredi 22 août 2007
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Devant l’effondrement culturel et le délabrement intellectuel affiché récemment dans ce blog, il était temps qu’une autre facette de ma quadruple personnalité (et oui, y a du monde la dessous) prenne le relais et frappe un grand coup pour relever le niveau.

Même si tout le monde croît connaître la poésie en général et quelques formes poétiques en particulier, il en ait peu qui se pavane dans la rue en se targuant de les connaître tous. La question que vous vous posez est " Pourquoi la poésie alors qu’il avait promis de nous parler du vomi dans le dernier post ? " J’ai eu cette idée en entendant un requiem de Mozart, récemment…

Qu’est ce que l’art poétique ? c’est la conception que se font une personne ou un groupe de personnes de l'écriture de la poésie, à une époque donnée. Dans une même culture, cette conception varie en fonction de l'évolution historique et sociale.
Pour tenir des propos plus proches de nous, imaginez que vous débarquiez en pantalon " Patte d’éf " dans une teuf de djeuns avec string et caleçons apparents… vous seriez ridicule, non pas à cause de la forme particulière de votre pantalon (quoique) mais en raison du décalage entre votre tenue et la conception de ce qu’est la " bonne tenue " pour vos congénères.

La même chose se serait passé si vous aviez déclamé un Alexandrin à Alfred de Musset (ou George Sand si vous préférez les jeunes femmes qui savent choisir leur pseudonyme). Il vous aurait certainement traité de Has been et foutu dehors en vous disant d’aller manger du crabe. Chaque forme poétique a eu sa " mode " selon les époques et les milieux culturels et il était de bon ton de savoir laquelle choisir.

Je ne vous ferais pas l’affront de vous parler ici du Sonnet, de la Ballade ou de l’Alexandrin que vous connaissez par cœur, j’en suis sûr (en tout cas j’espère pour vous car demain matin, interro écrite). Parlons plutôt des quelques formes poétiques moins connues mais tout aussi jolies (en disant " jolies " je sous-entend que je ne parlerais pas du Limerick.. Un art poétique est en général un ensemble de règles dont la finalité serait de produire la beauté, pas de regarder un vieil épisode de Benny Hill).

Voici donc quelques formes poétiques accompagné de leurs définitions tirées du Petit Robert (qui portait mieux son nom que Georges Sand) et d’une œuvre originale d’un auteur d’époque ou de moi-même. Je vous invite à deviner, dans vos commentaires, lesquels sont de moi et lesquels ne le sont pas…qu’on rigole un peu.

Acrostiche: Petites poésie où chaque vers commence par une des lettres du nom de la personne à laquelle on la destine (parfois aussi du sujet de la poésie).

Quand je mets à vos pieds un éternel hommage
Voulez-vous qu’un instant je change de visage ?
Vous avez capturé les sentiments d’un cœur
Que pour vous adorer forma le créateur.
Je vous chéris, amour, et ma plume en délire
Couche sur le papier ce que je n’ose dire.
Avec soins de mes vers lisez les premiers mots
Vous saurez quel remède apporter à mes maux.

Si les lettres initiales suivent l'ordre de l'alphabet, on parle d’abécédaire. Si ce sont les lettres médianes qui forment un mot, il s'agit d'un mésostiche et dans le cas des lettres finales d'un téléstiche et acrotéleuton (avec tout ça, si vous faites pas un malheur au Scrabble, mettez vous au Sudoku)

Poème fluctuel :forme poétique obtenue en parcourant un texte (ou une liste de mots) rapidement et dans tous les sens. Il en sort quelque chose qui s'apparente avant tout à une " plastique sonore ".
La syntaxe, est ici court-circuitée au profit d'associations inédites, à la fois sémantiques et phonétiques.
A mon oreille une femme emplit des rumeurs le soleil la route vers où je goûte le café roule mon pantalon monte au lavabo mon verre d'un café ses bras nus blancs et jaune d’œuf sur ma chemise pur coton sucre canne est ce que ça tâche ? ses lèvres purpurines de ses aisselles souillées vers dans l'air dans mes narines je goûte un moment aux effluves une femme met du déo emplit de vin blanc faut que j’arrête de boire, je dis que des conneries.
Fu: Poème chinois en prose d'une grande richesse de vocabulaire, qui se caractérisait par des phrases parallèles et surtout des thèmes descriptifs.

" Le monstre hideux, libidineux et apocalyptique jailli du fond du néant.
Envoyé pour quels sombres, démoniaque et déliquescents desseins.
Telle une nuée démentielle et purpurine de créatures glaireuses et gluantes,
Scrofuleuse et purulentes, aux pustules verdâtres et cloporteuses
Dans leur déliquescence scolopendrophyle. "*

*je vous prie de croire que je me suis fait iéche ma mère pour traduire ça du texte original rédigé en mandarin

Le Haïku: Poème extrémement court visant à dire l'évanescence des choses. 
" Dans le vieil étang
Une grenouille saute
Bruit dans l'eau "**
**A côté du Fu, c’était de la meringue pour le traduire

Le
pantoum: poème de forme fixe. il consiste en une suite de quatrains ou s'appliquent deux systèmes de reprise: le deuxième et le quatrième vers de chaque strophe sont repris respectivement comme premier et troisième vers de la strophe suivante, et le tout premier vers du pème doit coïncider avec le dernier. 

" Les adultes avaient le savoir. 
Pauvre enfant que j’étais, je le croyais, 
Mensongers, ils connaissaient la gloire.
Par l’ignorance je me berçais, 

Pauvre enfant que j’étais, je le croyais
Et aujourd’hui, tout manque où ma main s’appuie
Par l’ignorance je me berçais,
Et aujourd’hui, frappé par la pluie. 


Et tout manque où ma main s'appuie. 
Hélas les jours passés m’ont rendus comme eux
Et aujourd’hui, frappé par la pluie.
Quelle honte, j’en suis presque heureux
… " 

Voilà, j’en ai volontairement oublié quelques-uns car j’attaque la troisième page et qu’il est 23h00 passée. Je vous laisse deviner qui a écris quoi et donnerais les réponses Dimanche prochain.

Les gagnants, grands amoureux de la poésie devant l’éternel, remporteront l’intégrale de Richard Clayderman en cassette audio et les textes originaux des chansons de Matt Pokora qu’ils pourront vous dédicacer en personne lors de la fête au fayot de Tronchon-les-bois.

Bonne nuit.
par Jérôme publié dans : KESAKO ?
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