
A moins de vivre sans radio, sans télévision, sans internet et de passer vos journées cloîtrées dans un chalet de montagne à jouer au Scrabble avec mamie, vous
n’avez pas pu y échapper. Elle est dans nos rues, dans tous les médias et surtout dans la tête de nos chères petites têtes blondes. La tecktonik (techtonique ? tecktonique ?
techtonick ?) est là et personne n’est à l’abri…
La plupart des gens pensent que la Tecktonik (TCK pour faire court) est une musique de d’jeuns de plus sur laquelle des d’jeuns qui feraient mieux d’aller réviser leur histoire-géo bougent n’importe comment en combinaison fluo… et bien non (si c’était si simple, je me serais pas cassé la binette à écrire une page sur le sujet).
La TCK est une marque déposée par la boîte de nuit parisienne Le Métropolis qui a, il y a sept ans, donné ce nom aux soirées thématiques qu’elle organise et à ses produits dérivés (vêtements, accessoires, boisson énergétique, Cds, etc…). L’utilisation de ce nom a ensuite dérivée et a fini par désigner la danse pratiquée au cours de ces soirées (ce qui est juste) et la musique électronique qui l’accompagne (ce qui est faux).
La musique en question se nomme Hardtech. Il s’agit d’une musique électronique similaire à la Hardtrance ou à l’Eurodance mais en plus trash sur laquelle on danse le Jumpstyle ou la Transe lors des soirées hardstyle ou warm up électro très prisées des clubbers (rassurez-vous, je n’ai moi-même rien compris à ce que j’ai écris).
Appréciée des teenagers…heu, pardon ! des adolescents, cette danse s’est très largement démocratisée jusqu’à devenir un mouvement présent dans les rues et les cours d’école. Il n’est désormais plus rare de croiser des écoliers qui, en plein milieu d’une rue, se mettent soudainement à se passer les bras au-dessus de la tête en balançant les jambes de gauche à droite. Certains font également des battle (bataille) de TCK, sorte de duel rythmique à l’issu duquel les spectateurs désignent le meilleur gigoteur.
Bien que reposant essentiellement sur la musique et cette magnifique chorégraphie qui nous donne une idée de ce que ferait Pinocchio fasse à un essaim de termites, la TCK a aussi ses propres codes vestimentaires. Les premiers " adeptes " avaient des gants blancs et une tétine dans la bouche (je vous jure que ce n’est pas une blague). Aujourd’hui, le look TCK est un mélange de grunge pour le côté négligé, de slim pour la taille des vêtements (XXXS, il est quasiment impossible de s’asseoir en pliant les genoux) et de punk pour la coupe de cheveux. En bref, on fait du neuf avec du vieux.
Malgré ce que peuvent en dire ses détracteurs, les membres du mouvement TCK ne véhiculent aucune idéologie d’aucune sorte. L’aigle héraldique dont ils ont fait leur emblème n’est en aucune façon un hommage à l’idéologie nazi mais un simple dessin qu’ils ont trouvé joli sans se demander s’il avait une symbolique particulière (comme quoi ils auraient vraiment dû réviser leur histoire-géo).
Leur seule préoccupation, outre celle de s’amuser, est la recherche et l’expression de leur individualisme. Ironie commune à bon nombre de mouvements du même acabit puisque, au sommet de leur popularité, les membres de ce mouvement (devenue une mode) ont tous tendance à faire la même chose en même temps.









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